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L’IA fait chuter les clics du web : la preuve est faite

L'expérience randomisée d'Agarwal et Sen, menée sur 1 065 internautes, chiffre à 39,8 % la baisse des clics sortants provoquée par les résumés IA de Google, sans aucun gain de satisfaction pour l'utilisateur. Le même mois, Google a attribué une partie du ralentissement de sa publicité recherche à l'essor d'AI Mode. Moins de trafic pour les sites, mais des revenus publicitaires toujours en hausse : les deux faits sont vrais en même temps.

  1. Ce que Google reconnaît désormais
  2. Pourquoi les études précédentes ne prouvaient rien ?
  3. L’expérience qui tranche
  4. Ce que les autres mesures ajoutent
  5. Combien de clics partent vraiment ?
  6. Trois raisons de ne pas conclure trop vite
  7. Pourquoi Google gagne-t-il encore de l’argent ?
  8. Qui perd vraiment, et qui résiste ?

Ce que Google reconnaît désormais

Un Aperçu IA, ou AI Overview, est un résumé généré automatiquement qui s’affiche en haut de la page de résultats Google, avant les liens classiques. Pendant deux ans, la question de son effet réel sur le trafic s’est réglée à coups d’études contradictoires. Elle vient de basculer, et par deux fois. Pour comprendre comment le référencement a absorbé cette nouveauté, la première analyse publiée sur ce blog reste un bon point de départ.

La première bascule est financière. Le 28 octobre 2026, Alphabet a publié ses résultats du troisième trimestre. Selon ce communiqué officiel, le chiffre d’affaires d’Alphabet atteint 127,577 milliards de dollars, en hausse de 25 % sur un an, mais il passe sous les attentes des analystes. Surtout, la ligne qui finance tout le reste décroche : toujours selon le rapport, la recherche et les autres revenus totalisent 63,350 milliards de dollars, soit une progression de 12 %, après 19 % au premier trimestre et 17 % au deuxième. Le troisième trimestre est le plus faible depuis le deuxième trimestre 2025.

Le détail trimestriel est plus parlant que le chiffre annuel. Selon le rapport trimestriel d’Alphabet, la recherche a rapporté 79 millions de dollars de plus entre le deuxième et le troisième trimestre. Un an plus tôt, le même enchaînement saisonnier avait rapporté 2,377 milliards de dollars. Un trimestre quasiment plat, donc, dans une entreprise qui affiche par ailleurs 25 % de croissance.

La seconde bascule est une phrase. Lors de la conférence de résultats, Philipp Schindler, directeur commercial de Google, a expliqué le ralentissement par le change, par des retraits ponctuels d’annonceurs d’Asie-Pacifique après la fin de l’exemption douanière européenne, et par AI Mode, l’interface conversationnelle qui porte moins de publicité qu’une page de résultats classique. Sa formule, rapportée par PPC Land : « La forte croissance des requêtes en AI Mode a eu un impact. »

Le contraste avec le discours habituel est net. Dans ce même communiqué, Sundar Pichai, le directeur général, affirme que la croissance des requêtes est la plus forte depuis cinq ans, et il ajoute une précision qui mérite d’être lue deux fois : « comme lors de notre bascule vers le mobile il y a dix ans, nous nous concentrons sur la meilleure expérience de recherche d’abord, la monétisation ensuite ». Ce passage au mobile s’était accompagné, à l’époque, de baisses de coût par clic publiées pendant de nombreux trimestres consécutifs.

La position de Google a changé de nature. L’entreprise ne parle plus d’absence d’impact, elle en décrit un, et annonce déjà la couleur pour le trimestre suivant.

Pourquoi les études précédentes ne prouvaient rien ?

La deuxième bascule est méthodologique, et c’est celle qui compte le plus. Jusqu’à cette année, toutes les mesures disponibles fonctionnaient de la même façon : comparer le trafic avant et après l’arrivée des Aperçus, ou comparer les requêtes qui déclenchent un résumé à celles qui n’en déclenchent pas.

Ces méthodes ont un défaut structurel. Si le trafic baisse après l’arrivée des Aperçus, rien ne prouve que la cause soit l’Aperçu. La même période a vu des mises à jour d’algorithme, une évolution des habitudes, une concurrence accrue des réseaux sociaux et l’arrivée de ChatGPT. Un chercheur sérieux ne peut pas trancher entre ces explications avec une comparaison avant et après. Il peut seulement constater une corrélation.

C’est précisément cette limite que l’expérience décrite plus bas fait tomber. Non pas en mesurant mieux, mais en changeant de méthode : au lieu d’observer, elle modifie la réalité d’une partie des utilisateurs au hasard.

Points gris réguliers face à un bloc rouge partiellement recouvert par un volet jaune translucide

L’expérience qui tranche

Deux chercheurs, Saharsh Agarwal (Indian School of Business) et Ananya Sen (Carnegie Mellon University, Heinz College), ont construit une extension Chrome qui masque ou affiche les résumés au hasard. Leur protocole s’appuie sur Webmunk, un outil de recherche comportementale développé avec le soutien du National Bureau of Economic Research. Les résultats figurent dans The Impact of Google AI Overviews on Publisher Traffic and User Experience, version révisée du 17 juin 2026.

Selon l’étude, le recrutement s’est fait sur la plateforme Prolific entre le 7 et le 27 janvier 2026. Sur 3 710 candidats, 1 065 ont été retenus après contrôles d’éligibilité, vérification de l’historique de navigation et exclusions pour intégrité des données. Dix-neuf d’entre eux ont été écartés parce qu’ils travaillaient sur le programme RaterHub de Google, chargé d’évaluer la qualité des résultats. Chaque participant a été suivi deux semaines, et 68 089 recherches uniques ont été observées au total.

Le tirage au sort a réparti les participants en trois groupes : un groupe témoin qui voyait la page de résultats habituelle, un groupe où l’extension supprimait les résumés, et un troisième orienté vers AI Mode. Selon l’étude, les deux premiers groupes recevaient chacun 36 % de probabilité d’affectation. C’est ce tirage qui donne à ce travail sa valeur : la seule différence systématique entre les groupes est la présence ou l’absence d’un Aperçu. Les effets mesurés ne peuvent donc pas venir d’autre chose.

Toujours selon l’étude, les résumés se sont déclenchés sur environ 41 % des requêtes observées. Sur ces requêtes, quand l’Aperçu était masqué, les clics organiques sortants passaient de 0,37 à 0,62 par recherche. Autrement dit, sa présence divise presque par deux les visites envoyées aux sites, soit une réduction de 39,8 %. La probabilité qu’une recherche se termine sans aucune visite externe tombait, elle, de 0,73 à 0,54.

Trois détails rendent le résultat difficile à contourner. D’abord, les clics sur les annonces publicitaires n’ont pas bougé, ni les clics internes à Google : l’Aperçu ne redistribue pas l’attention sur la page, il se substitue spécifiquement aux visites de sites. Ensuite, sur les requêtes qui ne déclenchaient aucun résumé, aucune différence n’apparaît entre les groupes, ce qui confirme que l’intervention a fonctionné comme prévu. Enfin, selon l’étude, plus de 87 % des Aperçus s’affichent tout en haut de la page, et c’est là que l’effet se concentre : retirer celui de cette position augmente les clics sortants de 88 %, alors qu’un résumé placé plus bas ne produit aucun effet mesurable.

L’effet n’est pas uniforme selon le type de recherche. Les requêtes informationnelles, qui représentent 71 % de l’échantillon étudié par Agarwal et Sen, gagnent 0,26 clic par recherche quand l’Aperçu disparaît. Les requêtes de navigation et les requêtes transactionnelles, plus rares dans l’échantillon, affichent des effets trop imprécis pour être distingués de zéro.

Reste l’argument que Google avance depuis l’été 2025, celui de clics de meilleure qualité. Le papier le teste directement, sur trois mesures prises chez les sites visités : le retour en arrière vers la page de résultats, le rebond défini comme une session de moins de dix secondes sans interaction, et le temps passé sur la page. Aucune des trois ne diffère entre les groupes. Les visites supplémentaires récupérées en masquant les résumés étaient aussi engagées que les autres. Agarwal et Sen le formulent sans détour : ce résultat « contredit l’idée selon laquelle les Aperçus IA élimineraient surtout des visites peu engagées ».

Même constat du côté de la satisfaction déclarée. Selon l’étude, le questionnaire final, rempli par 90 % des participants restés actifs, ne montre aucune différence sur la satisfaction générale, la qualité perçue de l’information ni la facilité à trouver ce qu’on cherche. Les auteurs parlent de « zéros précisément estimés ». Supprimer les résumés n’a rien coûté aux utilisateurs, tout en envoyant davantage de trafic vers les sites.

Le groupe orienté vers AI Mode va plus loin, mais avec une réserve que les auteurs signalent eux-mêmes. Selon l’étude, les participants restés fidèles au protocole ont enregistré 0,36 clic externe par recherche, contre 0,53 dans le groupe témoin. La satisfaction chute de 1,14 point sur une échelle de cinq, la qualité perçue de 1,15 point, la facilité de 0,87 point. Ce volet est traité comme exploratoire, parce que les utilisateurs les plus mécontents sont aussi ceux qui ont le plus souvent quitté l’étude. L’effet réel est donc probablement plus négatif que ce qui a été mesuré.

Ce que les autres mesures ajoutent

L’expérience ne sort pas de nulle part : ses chiffres tombent dans la fourchette haute de ce que les mesures par observation annonçaient depuis deux ans. Ces mesures ont l’avantage de porter sur des volumes considérables, et l’inconvénient connu de ne pas isoler la cause.

La société Define Media Group a analysé les données de Search Console de 64 sites. Selon cette analyse, relayée par Search Engine Land, les clics de recherche organique y ont reculé de 42 % depuis l’expansion des Aperçus. La baisse a été immédiate, 16 % dès le lancement, et ne s’est jamais résorbée.

Chez Ahrefs, le même effet a été mesuré deux fois : selon cette analyse, une réduction de 34,5 % des clics en avril 2025, puis de 58 % pour les pages classées premières en février 2026. L’effet a presque doublé en dix mois, à mesure que la fonction progressait en couverture.

Le Pew Research Center a observé le comportement de 900 internautes américains : selon cette étude, 8 % cliquent sur un résultat classique quand un résumé est présent, contre 15 % quand il ne l’est pas. Les liens cités à l’intérieur de la réponse ne sont cliqués que dans environ 1 % des cas.

Le cas le plus spectaculaire vient d’un éditeur britannique. Dans sa déposition au régulateur britannique de la concurrence, DMG Media, qui édite le Daily Mail et le Metro, rapporte un taux de clic passé de 25,23 % à 2,79 % sur ordinateur lorsqu’un résumé s’affiche au-dessus d’un lien visible, un chiffre repris dans la compilation de Search Engine Journal. Une chute de 89 %, sur un cas extrême, qui ne représente pas une moyenne.

Graphique abstrait où des barres rouges décroissent alors que des barres jaunes restent hautes, sans chiffre ni légende

Combien de clics partent vraiment ?

Les différentes mesures ne répondent pas exactement à la même question, ce qui explique l’écart entre les chiffres. Un taux de clic par requête, un volume de clics par site et une probabilité de recherche sans clic ne se comparent pas directement.

Mesure Source Effet
Clics organiques sortants, requêtes avec résumé Agarwal et Sen, expérience randomisée -39,8 %
Recherches sans clic, mêmes requêtes Agarwal et Sen 0,54 contre 0,73
Clics organiques sur 64 sites Define Media Group -42 %
Clics sur les pages classées premières Ahrefs, février 2026 -58 %
Probabilité de cliquer sur un lien classique Pew Research Center 8 % contre 15 %
Taux de clic sur ordinateur, cas Daily Mail DMG Media 25,23 % à 2,79 %

Trois raisons de ne pas conclure trop vite

Le tableau ci-dessus est solide, mais il ne dit pas tout. Trois éléments de sens contraire méritent d’être connus, sous peine de raconter une histoire trop simple.

Le premier vient de Semrush. Selon son étude sur les Aperçus IA, la part des requêtes qui en déclenchent un a culminé autour de 25 % en juillet 2025 avant de refluer à 15,69 % en novembre de la même année. Plus déroutant : sur les mêmes mots-clés comparés avant et après l’arrivée d’un résumé, le taux de recherche sans clic baisse légèrement, de 33,75 % à 31,53 %. Semrush évoque une interaction plus complexe que la seule cannibalisation. Le phénomène existe donc, mais sa couverture a reculé après un pic.

Le deuxième tient aux requêtes de marque. Selon l’étude de l’agence Amsive, les recherches qui portent le nom d’une entreprise s’accompagnent d’une hausse du taux de clic, mesurée à 18 %. Une marque connue résiste, voire profite de la situation. Les requêtes génériques, elles, subissent la baisse.

Le troisième concerne l’actualité. Les résumés apparaissent sur environ 15 % des requêtes d’actualité, presque trois fois moins souvent que sur la santé ou les sciences, parce que Google évite visiblement de synthétiser des faits qui bougent. Selon les données de Define Media Group citées plus haut, le trafic venant des sujets d’actualité chaude a même progressé de 103 % sur la période. Tout le web ne perd pas de la même façon, et certains contenus gagnent.

Pourquoi Google gagne-t-il encore de l’argent ?

Voilà la contradiction apparente qu’il faut regarder en face : les clics vers les sites baissent, et Google gagne toujours plus d’argent avec la publicité. Ce n’est pas une incohérence, c’est un déplacement.

Quand un utilisateur reste dans l’interface de Google au lieu de visiter un site, son attention ne disparaît pas. Elle change d’endroit. Google la monétise autrement : dans les surfaces génératives, dans AI Mode, dans les formats sponsorisés glissés dans les réponses. Selon le rapport d’Alphabet, la publicité totale a rapporté 82,012 milliards de dollars au troisième trimestre, en hausse de 10,6 %, contre 25 % pour l’ensemble du chiffre d’affaires. La croissance publicitaire est réelle, elle est simplement deux fois plus lente que celle du reste de l’entreprise.

La part de la publicité dans le chiffre d’affaires d’Alphabet le montre nettement : elle passe de 72,5 % à 64,3 % en un an, toujours selon ce rapport. La croissance est allée ailleurs, notamment au cloud, dont les revenus ont plus que doublé. Google est en train de devenir une entreprise d’infrastructure autant qu’une régie publicitaire.

Le geste qui suit est instructif. Le jour même des résultats, Google a annoncé l’extension des annonces en AI Mode à dix pays supplémentaires, ainsi que des annonces multi-tours aux États-Unis. Autrement dit : le format dont l’entreprise explique qu’il porte moins de publicité devient celui dans lequel elle investit le plus. Laisser AI Mode sans annonces n’est visiblement pas une option, et l’entreprise le dit par ses actes.

Formes rondes montant des fenêtres du bas vers un récipient rouge unique en haut, flèches ascendantes, aucun symbole monétaire

Qui perd vraiment, et qui résiste ?

La lecture utile n’est pas « l’IA détruit le web », elle est « l’IA déplace la valeur, et personne n’est logé à la même enseigne ». Trois profils se dessinent.

Les premiers perdants sont les contenus informationnels et génériques : explications pratiques, guides, questions factuelles. C’est exactement le terrain que les résumés recouvrent, et c’est là que l’expérience randomisée mesure l’effet le plus fort. À l’inverse, les sites qui répondent à une intention de marque, d’achat précis ou d’actualité immédiate résistent nettement mieux. Mesurer sa propre exposition demande de regarder ses données de près, et le rapport IA générative de Search Console constitue le point de départ le plus concret.

Deuxième observation, le trafic venu des IA ne compense rien pour l’instant. Selon l’étude de l’agence OneLittleWeb, les sources issues de l’IA ont envoyé 7,46 milliards de visites, soit environ 0,2 % du total mesuré, contre 481,3 milliards de visites venant des moteurs de recherche. Migrer vers les IA ne remplace pas le trafic perdu, loin de là.

Troisième observation, les revenus publicitaires des sites de contenu encaissent un double choc : moins de visites, donc moins de pages vues, donc moins d’espaces publicitaires à vendre. Selon le rapport d’Ozone, régie publicitaire britannique, une analyse portant sur 20 milliards d’impressions constate une contraction des requêtes publicitaires de 32 à 37 % aux États-Unis et de 39 à 41 % au Royaume-Uni. Toujours selon ce rapport, les prix unitaires montent, de 7 % aux États-Unis et de 30 % au Royaume-Uni, mais pas assez pour compenser la disparition des volumes : les dépenses programmatiques y reculent de 30,6 % au premier semestre 2026. Un prix qui monte ne sauve pas quand la quantité s’effondre.

Rien de tout cela ne permet de prédire où l’on sera dans trois ans. Ce que l’on peut affirmer aujourd’hui, en revanche, est plus précis qu’il y a un an : l’effet des Aperçus sur les clics est établi par tirage au sort, Google en admet une partie pour AI Mode, et le trafic de remplacement promis par les assistants conversationnels reste négligeable en volume.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un Aperçu IA exactement ?

C’est la synthèse que Google place au sommet de sa page de résultats, avant les liens. Elle agrège plusieurs pages et cite ses sources. Le dispositif est arrivé en France le 22 juillet 2026, en même temps que le Mode IA, la version conversationnelle de la recherche.

La baisse de trafic est-elle vraiment causée par les Aperçus IA ?

Pour les clics, oui, et la démonstration est solide. Quand le résumé est masqué au hasard chez la moitié des utilisateurs, leurs clics sortants remontent de 0,37 à 0,62 par recherche. En revanche, la part de la baisse observée sur un site donné qui revient à l’IA, à l’algorithme ou aux changements d’usage reste impossible à isoler site par site.

Google affirme que les clics restants sont de meilleure qualité, qu’en est-il ?

L’argument est défendu par Google depuis juillet 2025. Le protocole randomisé l’a testé sur trois mesures prises chez les sites visités, le retour en arrière, le rebond et le temps passé, sans trouver de différence entre les groupes. Cela ne prouve pas une intention de tromper, mais la thèse ne se vérifie pas dans ces données.

Tous les sites sont-ils touchés de la même façon ?

Non, et l’écart est important. Les questions purement informatives subissent l’effet le plus fort, tandis que les recherches de navigation et d’achat précises ne montrent pas d’effet mesurable. Les noms de marque s’en sortent mieux, avec une hausse du taux de clic mesurée à 18 % par Amsive, et les sujets d’actualité chaude progressent même nettement.

Le trafic venu de ChatGPT compense-t-il ce qui est perdu ?

Pas du tout à ce stade. Selon l’étude de OneLittleWeb, les renvois issus des plateformes d’IA représentent de l’ordre de 0,2 % des visites mesurées, quand les moteurs de recherche en envoient plus de 480 milliards. ChatGPT domine cette catégorie, mais son volume reste marginal face aux moteurs classiques.

Faut-il arrêter de produire du contenu ?

Non, mais la logique change. Ce qui résiste le mieux, ce sont les contenus que les moteurs ne peuvent pas résumer à la place du site : données originales, expérience de terrain, actualité immédiate, réponses à des intentions précises. Un contenu générique qui répond en trois phrases à une question factuelle est exactement celui que les résumés remplacent.

Sources

🤖 Transparence IA — Cet article a été rédigé avec l'assistance d'une intelligence artificielle et relu par un éditeur humain, conformément au règlement européen sur l'IA (AI Act, dont les obligations de transparence s'appliquent depuis le 2 août 2026).
Raphaël Marieux Mis à jour le 29/10/2026

J'explique le web et l'IA en français, sans jargon ni pub.

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