Au sommaire
- La carte est devenue le premier moyen de paiement en France
- Le sans contact est le geste de paiement majoritaire en boutique
- Le paiement mobile : 15 % des paiements par carte en magasin
- Le plafond de 50 euros ne bloque plus le sans contact
- La fraude à la carte reste maîtrisée, la vigilance se déplace
- Encaisser sans contact et par mobile : les options pour un petit commerce
- FAQ : vos questions sur le paiement sans contact et mobile
La carte est devenue le premier moyen de paiement en France
Selon le rapport 2024 de l’Observatoire de la sĂ©curitĂ© des moyens de paiement (OSMP), pilotĂ© par la Banque de France, 62 % des paiements rĂ©alisĂ©s en France passent par la carte bancaire. En zone euro, la carte reprĂ©sente 57 % du nombre total de paiements scripturaux au second semestre 2025, d’après les statistiques publiĂ©es par la Banque de France en juillet 2026. Le volume de paiements hors espèces progresse d’ailleurs de 5,2 % en nombre d’opĂ©rations sur un an.
Avant même le choix du terminal, être repéré reste la première brique : notre guide du référencement local pour commerçants détaille comment se faire trouver par une clientèle de proximité.
Concrètement, un commerce qui n’accepte pas la carte exclut une part croissante de ses clients. Le paiement en espèces ne disparaĂ®t pas, mais il recule dans les points de vente : la question n’est plus de savoir si la carte est utile, mais quel terminal permet de l’accepter dans les meilleures conditions.
Le sans contact est le geste de paiement majoritaire en boutique
Selon l’Ă©tude de la Banque centrale europĂ©enne relayĂ©e par France Num, le paiement sans contact reprĂ©sentait 62 % des achats par carte en 2022, contre 41 % en 2019, après le relèvement du plafond Ă 50 euros et l’accĂ©lĂ©ration liĂ©e Ă la crise sanitaire. La progression se poursuit : 32,9 milliards de paiements sans contact ont Ă©tĂ© comptabilisĂ©s au second semestre 2025 dans la zone euro, en hausse de 11,9 % sur un an, pour un montant total de 900 milliards d’euros, selon les statistiques de la Banque de France publiĂ©es en juillet 2026.
Le geste est devenu rĂ©flexe : on approche sa carte du terminal, sans chercher sa monnaie, sans sortir son porte-monnaie. Pour un commerce, un terminal qui accepte le sans contact, c’est une file qui avance plus vite et moins de manipulation pour le client.
Le paiement mobile : 15 % des paiements par carte en magasin
D’après le rapport de l’OSMP 2024, 15 % des paiements de proximitĂ© par carte sont rĂ©alisĂ©s par portefeuille mobile, c’est-Ă -dire avec un tĂ©lĂ©phone ou une montre connectĂ©e Ă la place de la carte physique. En 2022, les paiements mobiles reprĂ©sentaient environ 3 % du total des achats quotidiens des consommateurs français, selon la mĂŞme Ă©tude de la BCE relayĂ©e par France Num. Les deux mesures ne se comparent pas directement, mais la direction est nette : le mobile devient un geste de paiement banal, exactement comme nous l’expliquions dans notre article sur quand une application mobile vaut le coup pour une TPE.
Le client qui paie avec son téléphone a déjà son appareil en main, souvent déverrouillé. La transaction prend quelques secondes. Les jeunes générations, notamment, ne sortent presque plus leur carte physique : pour elles, le portefeuille numérique est la norme.

Le plafond de 50 euros ne bloque plus le sans contact
Pour un paiement sans code, le montant maximum reste fixĂ© Ă 50 euros par opĂ©ration, indique Service-Public (page vĂ©rifiĂ©e en juillet 2025). Depuis juin 2024, ce plafond ne bloque plus les montants plus Ă©levĂ©s : au-delĂ de 50 euros, le client pose sa carte ou son tĂ©lĂ©phone sur le terminal puis tape son code confidentiel, sans avoir Ă insĂ©rer la carte, prĂ©cise l’Institut national de la consommation (fiche vĂ©rifiĂ©e en mai 2025). La banque fixe en outre un plafond cumulĂ©, en montant ou en nombre d’opĂ©rations sans contact consĂ©cutives.
Pour le commerçant, cela change les choses : un achat de 80 ou 120 euros passe désormais en sans contact, avec une simple saisie du code. Le terminal doit simplement accepter cette fonctionnalité, ce qui est le cas des terminaux récents.
Encaisser suppose encore d’être visible là où les clients cherchent en premier : voici comment créer et optimiser sa fiche Google My Business.
La fraude à la carte reste maîtrisée, la vigilance se déplace
Le taux de fraude sur les paiements par carte s’Ă©tablit Ă 53 euros pour 100 000 euros de paiements, son plus bas niveau historique pour la troisième annĂ©e consĂ©cutive, selon le rapport OSMP 2024 publiĂ© par la Banque de France. En cas d’utilisation frauduleuse, le client qui conteste l’opĂ©ration est remboursĂ©, dans les conditions prĂ©vues par le droit bancaire.
La vigilance se dĂ©place vers la fraude dite par manipulation : elle reprĂ©sente 382 millions d’euros en 2024, soit 32 % du montant total de la fraude, selon le mĂŞme rapport. Le scĂ©nario type est l’appel d’un faux conseiller bancaire qui demande le code ou un remboursement. Pour un commerçant, le rĂ©flexe est simple : ne jamais communiquer son code, ne jamais valider une opĂ©ration demandĂ©e par tĂ©lĂ©phone, et suivre les mĂŞmes règles que pour les autres accès sensibles, comme nous le rappelions dans notre article sur les mots de passe et la double authentification.
Encaisser sans contact et par mobile : les options pour un petit commerce
Tous les terminaux de paiement rĂ©cents acceptent le sans contact et les portefeuilles mobiles. Pour les commerces ambulants, les marchĂ©s ou les artisans qui se dĂ©placent, une option sans boĂ®tier supplĂ©mentaire existe : la technologie SoftPOS transforme un smartphone en terminal de paiement, grâce Ă la puce NFC du tĂ©lĂ©phone. Il suffit d’une application de paiement et d’un compte auprès de sa banque ou d’un prestataire agréé.

France Num invite les commerçants Ă Ă©quiper leur point de vente d’un terminal acceptant le sans contact : c’est un plus rĂ©el dans le service rendu aux clients. Un food-truck qui encaisse en plein air, un crĂ©ateur sur un marchĂ©, un artisan qui intervient chez ses clients : tous peuvent encaisser par carte sans brancher un gros terminal. Les frais varient selon le contrat choisi, mais le principe est le mĂŞme que pour un terminal classique : une commission par transaction et un abonnement Ă©ventuel.
Les chiffres clés du paiement en France
| Indicateur | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Part de la carte dans les paiements en France | 62 % (2024) | OSMP / Banque de France |
| Paiements sans contact en zone euro | 32,9 milliards au S2 2025 (+11,9 %) | Banque de France / BCE |
| Paiements de proximité par carte via portefeuille mobile | 15 % (2024) | OSMP / Banque de France |
| Sans contact dans les achats par carte | 62 % en 2022 (41 % en 2019) | BCE via France Num |
| Taux de fraude par carte | 53 € pour 100 000 € (2024) | OSMP / Banque de France |
FAQ : vos questions sur le paiement sans contact et mobile
Quel est le plafond du paiement sans contact ?
Pour un paiement sans code, le plafond est de 50 euros par opération. Depuis juin 2024, les montants supérieurs restent possibles sans insérer la carte : le client pose sa carte ou son téléphone sur le terminal puis tape son code confidentiel. Un plafond cumulé, fixé par chaque banque, limite aussi le nombre et le montant des opérations sans contact consécutives.
Le paiement sans contact est-il sûr ?
Oui. Les protections sont multiples : plafond de 50 euros sans code, code exigĂ© au-delĂ , plafond cumulĂ© fixĂ© par la banque, et opposition possible en cas de perte ou de vol. Les donnĂ©es de l’OSMP 2024 confirment un niveau de risque très faible sur le paiement par carte. Le rĂ©flexe essentiel reste le mĂŞme que pour les autres usages : ne jamais communiquer son code confidentiel.
Comment accepter les paiements par téléphone sans terminal ?
La technologie SoftPOS transforme un smartphone en terminal de paiement grâce Ă sa puce NFC. Le commerçant installe une application de paiement, crĂ©e un compte auprès de sa banque ou d’un prestataire agréé, et peut encaisser des paiements sans contact en posant la carte ou le tĂ©lĂ©phone du client au dos du sien. Aucun boĂ®tier supplĂ©mentaire n’est nĂ©cessaire.
Le paiement mobile est-il payant pour le client ?
Non. Payer avec son tĂ©lĂ©phone ou sa montre ne coĂ»te rien de plus au client : la transaction est dĂ©bitĂ©e sur sa carte comme un paiement classique, sans frais supplĂ©mentaire. Le portefeuille numĂ©rique du tĂ©lĂ©phone ne facture pas l’usage en boutique.
Peut-on payer avec une montre connectée ?
Oui, dès lors que la montre intègre un portefeuille numĂ©rique et une puce NFC. Le geste est le mĂŞme que pour un tĂ©lĂ©phone : on approche la montre du terminal. C’est l’un des usages qui fait progresser la part du paiement mobile dans les paiements de proximitĂ©.
Que faire en cas d’utilisation frauduleuse d’une carte ?
L’opposition auprès de sa banque doit ĂŞtre faite sans attendre, par tĂ©lĂ©phone ou depuis l’application bancaire, dès la constatation de l’opĂ©ration. La contestation de l’opĂ©ration frauduleuse ouvre droit au remboursement si le client certifie ne pas ĂŞtre Ă l’origine du paiement. Le faux conseiller bancaire, qui appelle en se faisant passer pour la banque, est la principale technique de fraude par manipulation : raccrocher et rappeler soi-mĂŞme sa banque reste la parade la plus sĂ»re.
Sources
- Rapport de l’Observatoire de la sĂ©curitĂ© des moyens de paiement 2024, Banque de France
- Statistiques relatives aux paiements, second semestre 2025, Banque de France / BCE
- Boom du paiement sans contact et déclin du paiement en espèces, France Num
- Le paiement sans contact, Institut national de la consommation
- Qu’est-ce que le paiement sans contact ?, Service-Public.gouv.fr